Livre: Communautés juives au sud de l'anti-Atlas

Publier un livre sur les communautés juives au sud de l’Anti-Atlas était une initiative importante et utile.  Les historiens, les sociologues, les ethnologues par le passé, se sont essentiellement attachés à l’étude des communautés juives du nord et du centre du Maroc délaissant les communautés du grand sud au delà de l’Anti-Atlas.

 

Les auteurs qui ont participé à ce travail de mémoire ont fait l’effort de collecter chacun dans sa spécialité les études existantes pour écrire l’histoire et décrire le mode de vie de  communautés qui ont vécu dans un milieu naturel souvent aride et ingrat ainsi que dans un environnement socio-économique difficile. A l’époque préislamique, l’histoire de l’établissement des juifs dans ces contrées éloignées au sud de l’Anti-Atlas nous promène entre mythes et réalité. Au XIIème siècle les écrits d’Al Bakri, Al Idrissi et d’autres font tous état d’une présence juive depuis les contreforts de l’Anti-Atlas et du Draa jusqu’au « Bilad Sudan ». La période Almohade ne sera pas clémente pour le sud de même qu’elle ne l’aura pas été pour le nord.  Il faudra attendre les périodes s’étalant du XVème au XXème siècle pour comprendre à travers différentes sources juives comme musulmanes le rôle qu’auront pu jouer les communautés juives dans le développement économique de ces vastes régions présahariennes et sahariennes. Le présent ouvrage s’efforce de décrire le quotidien et une cohabitation avec les communautés musulmanes qui ne fut pas toujours aisée. Les différents métiers sont évoqués. L’accent est mis sur la prééminence des juifs dans la confection des bijoux, dans la frappe des monnaies, leur rôle dans le commerce transsaharien. Mardochée Aby Serour, personnage de légende, occupe une place particulière dans l’ouvrage. Sur le plan mystique la spécificité des juifs du sud par rapport aux juifs du nord du Maroc est mise en exergue.

 

Ce beau livre riche d’une illustration de qualité particulièrement abondante comble sans aucun doute un vide dans la littérature judéo-marocaine existante.

 

Editions la croisée des chemins

ISBN: 978-9954-1-0543-9

 

Film: Izza Génini - Films documentaires

MAROC, CORPS ET AME est la collection d'une vingtaine de films documentaires qu'Izza Génini a produits et réalisés sur divers sujets de la société et de la culture marocaines. Certains d'entre eux sont plus spécifiquement tournés sur la vie judéo-arabo-berbère du Maroc.

 

RETROUVER OULAD MOUMEN, la saga familiale de la famille Edery.

CANTIQUES BRODES, ou EL MATROUZ, pièce brodée qui symbolise et montre les affinités entre musiques judéo-arabes et andalouses.

LA ROUTE DU CEDRAT, le fruit de la splendeur. Une expédition au coeur des verges du fruit sacré cultivé depuis près des siècles par les berbères de l'Anti-Atlas pour les besoins de la fête hébraiques de Sukkot.

 

Pour plus information sur la filmographie d'Izza Génini: www.marocorama.com

 

 

 

Livre: Juifs du Maroc

Des racines ou des ailes?

par Raphaël Devico

Livre: La communauté juive de la ville d'El Jadida

Mustapha Jmahri

 

 L'écrivain marocain Mustapha Jmahri a publié la 2ème édition de son livre "La communauté juive d'El Jadida". Cet ouvrage de 143 pages, illustré de 45 photos présente un aperçu panoramique sur la communauté juive d'El Jadida. Cette étude porte sur son évolution, sur le phénomène de la protection consulaire, sur son apport économique et social, sur les familles issues de cette communauté et, ensuite, sur les raisons de son exode.

 

Diplômé des études supérieures de journalisme, Mustapha Jmahri est membre de l’Union des Ecrivains du Maroc et Délégué Maroc de l’Amicale des Anciens de Mazagan. Mustapha Jmahri est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’histoire de la ville d’El Jadida-Mazagan.

 

 

Film: Pour une Nouvelle Séville

Un film de Kathy Wazana, Toronto

 

Pour une Nouvelle Séville est l’histoire d’un exode contemporain et de l’impact qu’il a eu sur ceux qui sont partis, ceux qui sont restés et la terre ancestrale qu’ils ont abandonnée. Ce long-métrage documentaire est en même temps enquête historique et film d'essai portant sur l'identité de Juif-Arabe, cette double identité qui dérange tant la notion, fort problématique, de l'ennemi.

 

 

Film: Marocains Juifs: Des Destins Contrariés

Un film de Younes Laghrari

Depuis un certain temps, je me posais la question intérieurement, sur les raisons du départ massif des juifs marocains de leur terre ancestrale, sans trouver de réponse convaincante. La question, longtemps éclipsée dans le Maroc officiel puisque non traitée dans les livres d’Histoire scolaire et rarement dans les médias redevient d’actualité depuis quelques mois à travers des colloques.

Personne aujourd’hui ne peut donner d’explication unique à ces vagues de départs d’une communauté juive millénaire, qui trouve ses racines dans le Maroc d’avant la conquête arabo-islamique. Plusieurs réponses, s’entrechoquent. Chaque personne concernée porte en elle Sa vérité.

La structure traditionnelle de la société marocaine fut ébréchée au fur et à mesure que l’influence européenne grandissait dans le pays ; par le biais des écoles de l’AIU (l’Alliance Israélite Universelle) ; mais aussi par les comptoirs de commerce ouverts dans les ports du Royaume. Petit à petit, le juif urbain s’émancipe et adopte les codes culturels européens, synonymes d’ouverture sur le monde. Gagnés par la modernité et le confort matériel conférés par les échanges commerciaux avec les Européens , de plus en plus de juifs vinrent s’établir dans les villes portuaires pour échapper à la misère qui frappait de plein fouet les populations (juives et musulmanes) de l’Intérieur.

 

Le drame de l’holocauste, bien que n’ayant pas touché les juifs marocains, eut un écho émotionnel retentissant au Maroc, même si cette communauté bénéficiait, de la protection Royale. Travaillés au corps par les mouvements sionistes présents au Maroc jusqu’à l’indépendance, les plus vulnérables d’entre eux cédèrent à la tentation d’un monde meilleur pour fuir la misère quotidienne qui sévissait dans des Mellahs surpeuplés; mais aussi pour se rapprocher de Jérusalem, lieu sacré du peuple juif et musulman.

Une fois le Maroc indépendant et pour contrer ces départs, le Sultan accorda aux juifs la citoyenneté pleine et entière. Ils furent associés aux rouages du nouvel Etat indépendant. Cette effervescence se heurta très vite au virage panarabe qui défendait l’indépendance des peuples arabes contre toute forme de colonialisme. Israël devint très vite la cible de campagnes antisionistes un peu partout dans le monde Arabe et les juifs marocains furent sommés à n’avoir aucun lien avec ce nouvel Etat. Ce fut une déchirure pour la majorité d’entre eux qui ne voulaient trahir ni leur pays, ni leur solidarité envers Israël d’autant plus que beaucoup avaient des proches parents qui y résidaient. La coupure des liens téléphoniques et postaux avec Israël joua beaucoup dans le sentiment d’être des boucs émissaires et de payer pour les autres. Ainsi, beaucoup se rendaient compte que l’intégration à la marocaine n’était au final qu’illusion. La déception entraina un désir de départ vers un pays où leur citoyenneté n’était pas remise en cause au gré des événements.

 

 

Semaine du Film sur le Judaïsme Marocain à Berlin

compte-rendu, fotos & revue de presse ici

« Plaisir de mémoire » en hommage posthume à Simon Lévy (par Mohamed Elmedlaoui)

Compte-rendu

de la première conférence de AAMJM, tenue à Rabat le 14 janvier 2016

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Nouveau livre sur les juifs du sud!

Le 7 janvier 2013, s’est tenu à Rabat un colloque sur les communautés juives du sud du Maroc, considérées comme les plus anciennes de ce pays. Réunir les contributions des participants, universitaires et spécialistes, tenait au cœur de chacun. La singularité de cet ouvrage réside dans l’accent mis, avant tout, sur le concret, le local et le spécifique. Pour en Savoir plus...

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Conférence de l'AAMJM à Berlin

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Ce texte de Simon Lévy, paru en 2006 a été rédigé aprés une enquête réalisée auprès d'ecoliers et de lycéens au Maroc, dont les réponses montraient à quel point leur connaissance des juifs marocains étaient lacunaires.