Semaine du Film sur le Judaïsme Marocain à Berlin, 8-12 mai 2016

Programm_semaine du film.pdf
Adobe Acrobat Dokument 920.1 KB
Echos de la semaine du film.pdf
Adobe Acrobat Dokument 76.0 KB

Fotos: Alexej Stoljarow, Berlin

 

Organisée conjointement par le Musée du judaïsme de Berlin, l’AAMJM et l’ambassade du Maroc à Berlin, cette semaine du film a permis de présenter au public berlinois plus de 10 œuvres cinématographiques sur le judaïsme marocain.

 

La journée de dimanche s’est ouverte avec une conférence de Daniel Schroeter, professeur d’histoire du judaïsme à l’université du Minnesota qui a retracé l’histoire du judaïsme marocain.

 

« Tinghir – Jerusalem, les échos du Mellah » de Kamal Hachkar a été le premier film projeté. Lors de la discussion avec le public l’auteur a évoqué son parcours personnel qui l’a amené à s’intéresser aux voisins disparus de sa ville natale Tinghir. Reliant parfaitement les différents points du programme, Kamal Hachkar a présenté ensuite des extraits de son nouveau film « Retour au pays natal » qui porte sur la chanteuse juive marocaine Neta Elkayam.

Puis S.E. Mohammed Zniber, ambassadeur du Maroc en Allemagne a pris la parole pour souligner l’attachement du Maroc à sa composante juive et le souci constant du Maroc pour l’entretien du patrimoine de cette communauté marocaine. Intervenant à son tour, Sarim El Hak Fassi-Fihri, directeur du Centre Cinématographique Marocain a exposé l’engagement de l’organisme dans la promotion du 7ème art au Maroc précisant entre autres que « L’Orchestre de minuit » de Jerôme Cohen Olivar a bénéficié de la plus importante aide financière accordée par le CCM à un long métrage. Le concert de la chanteuse juive marocaine Neta Alkayam et son orchestre, qui s’est ensuite déroulé à guichets fermés devant 300 personnes, restera un des moments les plus forts de cette semaine.

 

Le lundi 9 mai a été marqué par l’activité organisée par l’AAMJM en marge du festival. De nombreux invités du festival se sont retrouvés autour d’un déjeuner judéo-marocain avant d’assister à la projection du dernier film de la réalisatrice et anthropologue juive marocaine Meital Abecassis « Father.Land », une œuvre remarquable tant par l’audace de sa thématique que par son écriture cinématographique. Les invités ont ensuite rejoint le Musée du judaïsme de Berlin pour voir « White Walls », la première réalisation de Meital Abecassis, ainsi que « Azi Ayima » de Sami Chetrit. Lors du débat qui a suivi Meital Abecassis et Ygal Nizri – qui remplaçait Sami Chetrit indisponible– ont mis l’accent sur le fait que la communauté juive marocaine en Israël après des années de « clandestinité culturelle » retrouve peu à peu son patrimoine et que nombre de ses membres revendiquent haut et fort leur marocanité et l’honneur d’être les héritiers de cette culture millénaire.

 

Trois films ont été projetés le mardi. « Marocains juifs, des destins contrariés » de Younes Laghrari a marqué le public par la qualité de ses témoignages faisant ressortir la relation complexe des juifs marocains avec leur pays dans les années 1950 et 1960. « Adieux aux mères » de Mohammed Ismail » et « Fin mashi ya Moshe » de Hassan Benjelloun illustrent, chacun à sa façon, le thème de l’exil des juifs marocains. Le débat a donné l’occasion d’expliquer les différentes phases de cet exil et d’aborder ses causes.
Les projections du mercredi ont été consacrées à deux films sortis en 2015 : « Aida » de Driss Mrini et « L’Orchestre de minuit » de Jerôme Cohen Olivar. Driss Mrini a exploré dans son intervention la relation triangulaire qui unit juifs et musulmans marocains à leur musique commune ainsi que les raisons qui l’ont poussé à choisir ce scénario. Le deuxième long métrage de la soirée était proche thématiquement puisque sur un fond musical, il traite de l’exil et du retour par le biais de la comédie.

 

Le 12 mai, dernier jour de la semaine du film, a mis à l’honneur deux réalisatrices juives marocaines. Izza Genini, première Marocaine à avoir produit et réalisé des documentaires, a présenté son film « Retrouver Oulad Moumen » et expliqué son parcours personnel ainsi que celui de sa famille dans la tourmente des bouleversements qu’ont connus le Maroc et sa communauté juive depuis la fin du XIXeme siècle. « Pour une nouvelle Séville » de Kathy Wazzana explore, de son côté, les différentes facettes de l’exil des juifs marocains et les déchirements qu’il ne cesse de causer.
La manifestation s’est terminée par une table ronde animée par Sophie Wagenhofer, historienne, auteur d’un livre sur le Musée du judaïsme marocain de Casablanca et membre de l’AAMJM. A ce débat ont participé le professeur Mohammed Elmedlaoui président de l’AAMJM, Jean Lévy, membre du bureau de l’AAMJM, ainsi qu’Iris Hefets, psychothérapeute originaire du Maroc. Les participants ont souligné le caractère unique de la relation qui unit le Maroc à sa communauté juive. Le déracinement de cette communauté dans son exil ainsi que les chances du retour ont été les thèmes centraux de la discussion.
 

Revue de presse

revue de presse .zip
Komprimiertes Archiv im ZIP Format 4.1 MB

Semaine du Film sur le Judaïsme Marocain à Berlin

compte-rendu, fotos & revue de presse ici

« Plaisir de mémoire » en hommage posthume à Simon Lévy (par Mohamed Elmedlaoui)

Compte-rendu

de la première conférence de AAMJM, tenue à Rabat le 14 janvier 2016

Compte-rendu.pdf
Adobe Acrobat Dokument 558.1 KB

Nouveau livre sur les juifs du sud!

Le 7 janvier 2013, s’est tenu à Rabat un colloque sur les communautés juives du sud du Maroc, considérées comme les plus anciennes de ce pays. Réunir les contributions des participants, universitaires et spécialistes, tenait au cœur de chacun. La singularité de cet ouvrage réside dans l’accent mis, avant tout, sur le concret, le local et le spécifique. Pour en Savoir plus...

Communautés juives.pdf
Adobe Acrobat Dokument 3.2 MB

Conférence de l'AAMJM à Berlin

Conférence de l'AAMJM à Berlin.pdf
Adobe Acrobat Dokument 410.3 KB
Juifs du Maroc.pdf
Adobe Acrobat Dokument 358.1 KB

Ce texte de Simon Lévy, paru en 2006 a été rédigé aprés une enquête réalisée auprès d'ecoliers et de lycéens au Maroc, dont les réponses montraient à quel point leur connaissance des juifs marocains étaient lacunaires.